06.01.2007
l'art des bougies
| Il existe deux techniques ancestrales pour fabriquer des cierges et bougies: la méthode dite "à la plongée" et celle appellée "à la louche"... |
Petit historique de la bougie
Un peu d’histoire — selon Jonathan Bourne et Vanessa Brett « L'art du luminaire ».
Traduit de l'anglais par Jean-Paul Mourlon,
Editions FLAMMARION 1992.
Titre original de l'édition anglaise :
Lighting in the domestic interior, renaissance to art nouveau,
Philip Wilson Publishers Limited, pour Sotheby's Publications
« La bougie est, avec la lampe à huile, la plus vieille méthode d'éclairage. Dès 3000 av. J.-C., on peut tenir pour certain que le principe était connu en Egypte et en Grèce, et ce sont probablement les Romains qui en ont diffusé l'usage dans toute l'Europe.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, cette méthode d'éclairage fut la plus employée. Il est douteux qu'au Moyen-Age elle ait été répandue en dehors des grandes demeures, des églises et des monastères, mais dès le XVIe siècle, période qui vit une nette amélioration des conditions de vie des pauvres, les chandeliers apparaissent régulièrement dans les inventaires domestiques.
Les chandelles destinées à l'usage quotidien étaient faites de suif, graisse animale purifiée. La meilleure était celle de mouton, puis celle de boeuf ; on se servait parfois de graisse de porc, bien qu'elle donnât une fumée noire et malodorante.
Dans les campagnes, les bougies étaient souvent fabriquées à la maison, sans doute par les femmes. En Angleterre, cela fut interdit en 1709 par une loi du Parlement, et il fallut désormais les acheter ; mais il arrivait parfois qu'un paysan en produise pour son voisinage. Un boeuf donnait assez de suif pour assurer pendant trois ans les besoins en éclairage d'une ferme.
A Londres, les producteurs de bougies de suif et de cire avaient chacun formé leur guilde à la fin du XVe siècle. On comptait au moins un fabricant dans les villes de marché ainsi que dans certains villages. Les fermes et les abattoirs des environs leur fournissaient les matières premières et ils s'attelaient à la désagréable tâche de purifier le suif.
La graisse était fondue dans un grand chaudron et l'on écumait d'abord les impuretés quand elles remontaient à la surface. On ajoutait ensuite de l'eau, pour emprisonner le reste, pris entre l'eau et la graisse. Les résidus ainsi produits étaient pressés pour en extraire le suif : on obtenait de cette façon une substance grumeleuse dont on nourrissait les chiens, les porcs voire les canards. On fabriquait la mèche en tordant ensemble plusieurs fils de coton, découpés ensuite à la longueur désirée, et bien tendus pour faire disparaître les noeuds, qui provoquaient des grésillements.
Les bougies les moins chères étaient dites « chandelles à la plongée » (allusion à leur mode de fabrication). L'artisan suspendait plusieurs mèches à une tige et, tenant celle-ci aux deux extrémités, les plongeait dans un bain de suif fondu, dont elles étaient enduites. Il les mettait à sécher avant de renouveler l'opération à plusieurs reprises, jusqu'à qu'elles aient la grosseur désirée. La base, conique, était supprimée par un passage sur une plaque de laiton chauffée.
Les bougies de cire d'abeille étaient bien meilleures : elles fumaient moins, brûlaient en donnant plus de lumière, sans provoquer de mauvaise odeur. Elles étaient fabriquées selon une méthode tout à fait différente. La cire était fondue, filtrée pour en ôter les impuretés, puis on l'étendait au soleil en bandes minces afin de la blanchir et de lui faire perdre sa couleur jaune. Elle était alors fondue dans un chaudron et versée sur les mèches, suspendues à une sorte de cerceau de fer installé au-dessus. Les bougies, encore molles et tièdes, étaient mises en forme à l'aide de rouleaux de bois dur, qu'il fallait humidifier pour qu'elles n'y adhèrent pas.
Nous vivons à l'âge des ampoules et il nous est presque impossible d'imaginer à quel point, jusqu'à l'avènement au siècle dernier de l'éclairage au gaz, il y avait peu de lumière dans les maisons une fois la nuit tombée. Le feu était une sorte de point focal dans chaque pièce, à laquelle il assurait à la fois chaleur et éclairage. En ce domaine les méthodes ne changèrent guère avant 1850. Les bougies de cire étaient coûteuses ; les lampes à huile, les chandelles de suif et les brûle-joncs produisaient une fumée malodorante et une faible lumière vite épuisée.
La vie quotidienne était gouvernée par les heures du jour ; les gens se levaient souvent plus tôt qu'aujourd'hui, mangeaient à des heures très différentes (le principal repas de la journée étant pris en milieu d'après-midi), et se couchaient plus tôt.
Le nombre de bougies que tel ou telle était disposé à brûler une fois l'obscurité venue était un indice très sûr de sa richesse ; Une pièce éclairée avec opulence éveillait à coup sûr commentaires et cancans. Pour les pauvres, la journée commençait avec le lever du soleil et se terminait au crépuscule.
Nos yeux sont accoutumés à la lumière aveuglante et plate des ampoules électriques. La flamme des chandelles, comme celle des lampes à huile ou à pétrole, parce que mouvante et tremblotante, donnait aux choses ombres et mouvement. La décoration sculptée prenait un relief plus vif, les surfaces polies — dorures, argent, miroirs — luisaient ; tous les objets semblaient s'animer. »
Symbole de fête, de cérémonie, de romance, et de convivialité, la bougie est toujours autant prisée et utilisée alors, même si aujourd'hui l'électricité nous offre la clarté, ne nous privons pas de la lumière féerique des bougies.
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Enfin, nous terminerons ce voyage au coeur des bougies par quelques pièces de la Ciergerie que vous pouvez trouver au "Grau du Roi" dans leur boutique...Et bien entendu dans leur magasin d'usine où ils se feront un plaisir de vous montrer le travail artisanal de ce beau métier !
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ouvert toute l annee a GRAVESON de 8h a 12h ![]()
de 14h a18h30
du lundi au samedi
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magasin
magasin a grau du roi ouvert en saison d ete
Quelques unes de leurs oeuvres :
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