06.01.2007

l'art des bougies

Secrets de Fabrication...

Il existe deux techniques ancestrales pour fabriquer des cierges et bougies:
la méthode dite "à la plongée" et celle appellée "à la louche"...


Fabrication de bougies "à la plongée"

medium_cierfabcon1.jpgCette pratique est la plus ancienne: elle date du XVème siècle. A l'époque, on utilisait du suif (graisse animale) comme matière première.La cire d'abeille vint bien plus tard mais la technique de fabrication reste inchangée...
Cette méthode permet d'obtenir des bougies coniques, c'est à dire, plus fines à leur sommet: les mèches de coton sont disposées en U sur des baguettes de bois, fixées sur des cadres, et sont alors toutes plongées ensemble dans la cire. Selon la température ambiante, le degré de chauffe avoisinant les 70°C, le nombre de couches de cire ou de bains peut varier.
C'est le savoir-faire de l'ouvrier qui le guide...

Fabrication de cierges "à la louche"

medium_cierfabcon2.jpgLa méthode dite "à la louche" permet d'obtenir des cierges qui sont d'un diamètre égal sur toute leur hauteur. Une à une, les mèches qui sont attachées à un cerceau métallique vont être enduites de cire chaude à l'aide d'une "louche". Pour que le cierge soit le plus régulier possible, le geste de l'ouvrier doit être précis...
Le fait d'actionner le tourniquet pour enduire la mèche suivante, va permettre à la mèche précédente de refroidir, et donc de s'épaissir...
 

Composition de la cire...

De quoi sont faites nos bougies?
medium_cierfabcon3.gifUn mélange de cire animale (cire d'abeille), de cire minérale
(paraffine) et de cire végétale.
Pour obtenir une teinte homogène, des pigments de couleurs sont jetés en pluie fine dans la cire fondue et tournée à maintes reprises.La technique est la même pour parfumer les bougies : des essences naturelles de fleurs sont utilisées...

Différence entre bougies artisanales et industrielles :
Outre les techniques employées, les bougies industrielles sont composées à 90% de paraffine contre moins de 60%
pour les bougies artisanales.
Le résultat ? Des bougies qui ne coulent pas, se consument moins vite et ne dégagent pas de fumée noire....

Merci à la Ciergerie des Prémontrés pour leur site qui donne envie d'en savoir encore plus ! N'hésitez pas à leur rendre visite...

http://www.ciergerie.fr/index.html

Petit historique de la bougie

 Un peu d’histoire — selon Jonathan Bourne et Vanessa Brett « L'art du luminaire ».

Traduit de l'anglais par Jean-Paul Mourlon,
Editions FLAMMARION 1992.
Titre original de l'édition anglaise :
Lighting in the domestic interior, renaissance to art nouveau,
Philip Wilson Publishers Limited, pour Sotheby's Publications

      « La bougie est, avec la lampe à huile, la plus vieille méthode d'éclairage. Dès 3000 av. J.-C., on peut tenir pour certain que le principe était connu en Egypte et en Grèce, et ce sont probablement les Romains qui en ont diffusé l'usage dans toute l'Europe.
      Jusqu'au milieu du XIXe siècle, cette méthode d'éclairage fut la plus employée. Il est douteux qu'au Moyen-Age elle ait été répandue en dehors des grandes demeures, des églises et des monastères, mais dès le XVIe siècle, période qui vit une nette amélioration des conditions de vie des pauvres, les chandeliers apparaissent régulièrement dans les inventaires domestiques.
      Les chandelles destinées à l'usage quotidien étaient faites de suif, graisse animale purifiée. La meilleure était celle de mouton, puis celle de boeuf ; on se servait parfois de graisse de porc, bien qu'elle donnât une fumée noire et malodorante.
      Dans les campagnes, les bougies étaient souvent fabriquées à la maison, sans doute par les femmes. En Angleterre, cela fut interdit en 1709 par une loi du Parlement, et il fallut désormais les acheter ; mais il arrivait parfois qu'un paysan en produise pour son voisinage. Un boeuf donnait assez de suif pour assurer pendant trois ans les besoins en éclairage d'une ferme.
      A Londres, les producteurs de bougies de suif et de cire avaient chacun formé leur guilde à la fin du XVe siècle. On comptait au moins un fabricant dans les villes de marché ainsi que dans certains villages. Les fermes et les abattoirs des environs leur fournissaient les matières premières et ils s'attelaient à la désagréable tâche de purifier le suif.
      La graisse était fondue dans un grand chaudron et l'on écumait d'abord les impuretés quand elles remontaient à la surface. On ajoutait ensuite de l'eau, pour emprisonner le reste, pris entre l'eau et la graisse. Les résidus ainsi produits étaient pressés pour en extraire le suif : on obtenait de cette façon une substance grumeleuse dont on nourrissait les chiens, les porcs voire les canards. On fabriquait la mèche en tordant ensemble plusieurs fils de coton, découpés ensuite à la longueur désirée, et bien tendus pour faire disparaître les noeuds, qui provoquaient des grésillements.
      Les bougies les moins chères étaient dites « chandelles à la plongée » (allusion à leur mode de fabrication). L'artisan suspendait plusieurs mèches à une tige et, tenant celle-ci aux deux extrémités, les plongeait dans un bain de suif fondu, dont elles étaient enduites. Il les mettait à sécher avant de renouveler l'opération à plusieurs reprises, jusqu'à qu'elles aient la grosseur désirée. La base, conique, était supprimée par un passage sur une plaque de laiton chauffée.
      Les bougies de cire d'abeille étaient bien meilleures : elles fumaient moins, brûlaient en donnant plus de lumière, sans provoquer de mauvaise odeur. Elles étaient fabriquées selon une méthode tout à fait différente. La cire était fondue, filtrée pour en ôter les impuretés, puis on l'étendait au soleil en bandes minces afin de la blanchir et de lui faire perdre sa couleur jaune. Elle était alors fondue dans un chaudron et versée sur les mèches, suspendues à une sorte de cerceau de fer installé au-dessus. Les bougies, encore molles et tièdes, étaient mises en forme à l'aide de rouleaux de bois dur, qu'il fallait humidifier pour qu'elles n'y adhèrent pas.
      Nous vivons à l'âge des ampoules et il nous est presque impossible d'imaginer à quel point, jusqu'à l'avènement au siècle dernier de l'éclairage au gaz, il y avait peu de lumière dans les maisons une fois la nuit tombée. Le feu était une sorte de point focal dans chaque pièce, à laquelle il assurait à la fois chaleur et éclairage. En ce domaine les méthodes ne changèrent guère avant 1850. Les bougies de cire étaient coûteuses ; les lampes à huile, les chandelles de suif et les brûle-joncs produisaient une fumée malodorante et une faible lumière vite épuisée.
      La vie quotidienne était gouvernée par les heures du jour ; les gens se levaient souvent plus tôt qu'aujourd'hui, mangeaient à des heures très différentes (le principal repas de la journée étant pris en milieu d'après-midi), et se couchaient plus tôt.
      Le nombre de bougies que tel ou telle était disposé à brûler une fois l'obscurité venue était un indice très sûr de sa richesse ; Une pièce éclairée avec opulence éveillait à coup sûr commentaires et cancans. Pour les pauvres, la journée commençait avec le lever du soleil et se terminait au crépuscule.
      Nos yeux sont accoutumés à la lumière aveuglante et plate des ampoules électriques. La flamme des chandelles, comme celle des lampes à huile ou à pétrole, parce que mouvante et tremblotante, donnait aux choses ombres et mouvement. La décoration sculptée prenait un relief plus vif, les surfaces polies — dorures, argent, miroirs — luisaient ; tous les objets semblaient s'animer. »

      Symbole de fête, de cérémonie, de romance, et de convivialité, la bougie est toujours autant prisée et utilisée alors, même si aujourd'hui l'électricité nous offre la clarté, ne nous privons pas de la lumière féerique des bougies.

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     Tête de cheval bleu
     SPLENDIDE tête de cheval toute en bougie, SUPERBE étalon à poser sur une bibliothèque ou un buffet ou même un bureau.medium_ganchvbe.3.jpg
Couleur bleu.
Vendue à l'unité avec son socle.
La bougie: 180 x 180 x 80 mm,
Le socle ; La base: 80 x 80 mm La tige : Hauteur : 170 mm.
*Le plus de bougiesland*: Cadeau pour tous les amoureux du cheval ou pour les passionnés des jeux d'échec.
Artisanat Belge.
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     Sculpture sur bougie: 'le réveil de l'Amour' (Vendue)
      *Première mondiale*: Madame Désirée Haddad, notre sculpteur préféré, a relevé un défi bien audacieux : *Sculpter la bougie commemedium_sculpture1.2.jpg la pierre.*
Le résultat est subjuguant...
Admirez ce splendide nu féminin qui semble jaillir de la bougie, attisant sur son passage la flamme de l'Amour...
*ATTENTION*: Comme cette pièce est UNIQUE et qu'elle est VENDUE (eh oui! un connaisseur a déjà craqué), si vous le souhaitez, nous pouvons vous faire une sculpture dans le même esprit, car comme vous le savez, il ne faut jamais demander aux artistes de reproduire leurs oeuvres! ou dans un autre thème ou une autre couleur de bougie, n'hésitez pas à nous contacter pour en discuter de vive voix.

Site formidablement détaillé qui vous donne un aperçu de leur savoir... Leurs oeuvres sont par thèmes et sont principalement sculptées. Pour tous les gouts et toutes les bourses !

http://www.bougiesland.com/boutique.phtml

Enfin, nous terminerons ce voyage au coeur des bougies par quelques pièces de la Ciergerie que vous pouvez trouver au "Grau du Roi" dans leur boutique...Et bien entendu dans leur magasin d'usine où ils se feront un plaisir de vous montrer le travail artisanal de ce beau métier !

magasin d usine
ouvert toute l annee a GRAVESON de 8h a 12h medium_18_1.jpg
de 14h a18h30
du lundi au samedi
visite gratuite de la fabrique de cierge, bougies et demonstration de bougie sculptees

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magasin a grau du roi ouvert en saison d ete

Quelques unes de leurs oeuvres :

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