14.11.2007
Un artiste à l'honneur: Dominique Evangelisti
Vit à Boulogne (92)
Toute petite, déjà, quelque chose en elle laissait supposer une certaine prédisposition au dessin et à la couleur…Papa graphiste et Maman amateur de peinture, la petite Dominique pût à loisir donner libre court à ses expériences picturales !
Etudiante, elle enchaîna 2 ans à l'Atelier de Sèvres, puis 4 à l'Union Centrale des Arts Décoratifs où elle apprit à expérimenter de nouveaux outils et traités, ainsi que le graphisme et la mise en page.
Forte de son diplôme, elle entre dans la vie active comme directrice artistique dans un studio de création, et réalise des travaux d'illustration en Free-Lance.
En 1995, le grand saut : la création en tant qu'associée d'Adragante, une agence de communication.
Parallèlement, elle prend un agent et paraît chaque année dans "Le Book", afin de faire connaître son travail et développer son activité d'illustratrice.
Elle travaille alors pour des clients très variés :
Bateaux Parisiens, Bayard Presse, BVRP, Club Med, Coca-cola,
Etam, Mercedes, Michelin… pour le compte d'Adragante et d'agences
comme Carré Noir, DDB, FCB, Lintas, TBWA ou Publicis
Sa technique s'affirmant, elle développe des styles différents en utilisant tour à tour encres, crayons, pastels, peinture, et succombe même au potentiel du numérique : pixels et palette graphique riment avec souplesse, rapidité et droit à l'erreur (pomme Z !)…
Elle conjugue donc souvent pinceaux avec stylet, vélin ou Kraft avec Painter et Photoshop.
http://www.adragante.com/evangelisti/homepeint.html
Toutefois, un manque persiste dans ce beau parcours : La peinture, la vraie ! Depuis plusieurs années, elle se ménage des "récréations"en expérimentant des traités, des supports et des thèmes plus personnels.Mais une étape reste encore à franchir : faire une véritable série autour d'un thème.Sous-jacent depuis longtemps dans ses travaux, celui-ci s'imposera tout naturellement : L' "Apparence".
L'apparence qui révèle, l'apparence qui masque, l'apparence qui trompe ou qui séduit…Les carnavals et leurs cortèges de déguisements et de masques, les costumes et maquillages tribaux, les habits de lumière ou les corps nus, les sujets sont vastes !
Elle réalise donc une première série issue d'un "photo-reportage"au Carnaval de Venise, haut-lieu s'il en est de l'Apparence, sous ses formes les plus exubérantes !
Son traité se situe à la frontière du figuratif et de l'abstrait, permettant au regard d'être guidé plutôt que contraint : les traces suggèrent une lecture, mais laissent des intervalles où l'imaginaire du spectateur est libre de construire ses propres images, créer ses propres émotions.
La série "Masques de Venise" a fait l'objet de 3 expositions rue de Seine et rue de Buci à Paris :
" Galerie Etienne de Causans en 2002,
" et Coiffirst,
" puis "Brasseria Italia" en 2003.
" Elle a de nouveau été exposée en octobre 2003 à la Chambre du Commerce Italienne (rue du Fg Saint-Honoré), dans le cadre d'une exposition groupée réunissant peintures, sculptures et céramiques d'Art, intitulée "Masquerades".
Par ailleurs, elle a également crée un jeu de Tarot (à jouer) directement décliné de cette série de peintures.
Elle recherche donc un éditeur ou une société (grands couturiers par exemple) souhaitant réaliser un produit dérivé haut de gamme.
L'accueil fait à cette première série l'a incité à renouveler l'expérience, et elle s'est attelée à traiter une nouvelle facette de l'Apparence ; avec "Visions d'Afrique", ce sont des costumes et maquillages tribaux, des coiffes, des ornements rituels, tous ces ingrédients indissociables des cérémonials qui rythment encore la vie Africaine. Loin d'une étude "documentaire", c'est d'une complète interprétation qu'il s'agit là. Et c'est peut-être dans cette grande liberté prise avec le "réel", qu'elle saisit finalement le mieux l'essence de cette Afrique mystérieuse et envoûtante.
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01.11.2007
John Howe, créateur du merveilleux
Sur le mur du salon, il y avait une représentation au crayon du Château de Chillon, près du Léman, dessinée par ma grand mère lorsqu'elle avait 19 ans, avant qu'elle n'embrasse la carrière plus acceptable de maîtresse d'école et ne dessine plus de toute sa vie…
Je ne me rappelle pas d'un temps où je ne dessinais pas. Ma mère faisait de son mieux pour m'aider lors des tentatives les plus ambitieuses, mais aux alentours de l'école primaire, ses talents de dessinatrice ne correspondaient plus à mes attentes. Je me rappelle mes larmes de frustrations après que nous ayons tous les deux échoué dans notre tentative de dessiner une vache comme je le désirais.
L'école elle même était un plaisir mitigé; il semblait que nous déménagions toujours au mauvais moment de l'année, et j'ai fini en atélier de mécanique automobile, détestant chaque minute, puisque naturellement, les non-académiciens, trop "mous" même pour l'atelier de travaux sur métal étaient déjà parqués dans les classes d'art… C'était un avantage en biologie par contre, où un ami et moi faisions des croquis rapides et plutôt créatifs d'organismes aquatiques microscopiques pour nos camardes plus riches et moins artistes… pour 50 cents la copie.
Je collectionnais des livres de poche pour leurs couvertures, et je lisais même leur contenu. Frank Frazetta avait le statut de demi-dieu, et faisait l'objet de douzaines de copies au pastel gras. Ceci se passait avant les éditions Ballentine, ses peintures n'étaient donc disponibles que sur des couvertures de livres.
Il n'y avait pas une pile de livres d'occasion moisis qui ne soit retournée. A la même période, le "Conan" de Barry Smith et "Swamp Thing" de Bemi Wrightson, signifiaient des visites aux drugstores dans les quels je ne risquais pas de tomber sur quelqu'un que je connaissais, en train d'acheter des "comics" pour enfants si tard dans l'adolescence.
C'est à ce moment que j'ai lu Le Seigneur des Anneaux, d'abord "Les deux tours" puis "Le retour du roi". Il semblait que tout ceux qui lisaient le premier volume n'allaient jamais au delà, car c'était de loin le plus emprunté des trois. J'ai du attendre des mois pour l'obtenir.
Une année après le baccalauréat, j'étais dans un collège de Strasbourg (France) puis l'année suivante à L'École des Arts Décoratifs.
La première année s'est passée à ne pas comprendre grand chose, la seconde en brouille avec ce que je pouvais comprendre et la troisième à vouloir sortir de là, quoique avec le recul je dois probablement ce que je possède de clarté de pensée à la patience de mon professeur d'illustration.
Ceci mis à part, mes premières années en Europe furent une overdose constante de toutes formes d'art et d'architecture, tout cela étant à la fois nouveau et antique. Tout cela à rattraper. Rien de ce que j'ai fait ces années là n'a survécu, Dieu merci, car je jetais scrupuleusement le tout à la poubelle à la fin de chaque semestre avant de rentrer à la maison vers le job estival qui me payerait les taxes de l'année suivante. La seule exception est probablement le "lieutenant de la tour de Barad-dûr", qui, si ce n'est pas première pièce publiée, est sûrement la plus ancienne.
Il me semble que beaucoup de mes premières vraies commandes furent des cauchemars – des caricatures politiques, des illustrations de magazines, des bandes dessinées, des dessins animés, de la pub – recommençant une couverture sept fois, refaisant des croquis tant de fois qu'il n'y restait rien de moi, me demandant comment diable je m'étais retrouvé dans cette profession. Au grenier se trouve une grande boîte soigneusement scotchée et marquée NE PAS OUVRIR (JAMAIS!!!) au gros feutre. Honnêtement je n'ai pas envie de le faire.
L'autre jour j'ai emmené un ami visiter le château de Chillon. Il est assez facile de retrouver l'endroit où se tenir dans le tableau de ma grand-mère. Je me demande si nous faisons jamais de choix personnels – tant d'années et de miles pour finir dans une peinture qui a toujours été là au mur.
16:21 Publié dans l'Art de la création, l'art de toucher à tout, l'art du 7ème art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.10.2007
Facteur Cheval
Le Palais idéal du facteur Cheval, c'est à Hauterives, dans le département de la Drôme
Joseph Ferdinand Cheval, était connu sous le nom du facteur Cheval, il était né à Charmes-sur-l'Herbrasse, dans le département de la Drôme et il est décédé le 19 août 1924 à Hauterives. Ferdinand Cheval était facteur de son état, il passa de nombreuses années de sa vie, 33 ans, à édifier ce qu'il appelait un "Palais idéal". Le facteur Cheval entrepris aussi de construire son tombeau, ce qui lui pris 8 ans. Le Palais du facteur Cheval et son tombeau, ont été classé monument historique en 1969, par André Malraux. Le Palais du facteur cheval, est un chef d'oeuvre d'architecture naïve, qui a été construit à la fin du XIX° siècle, le facteur cheval, l'a construit à l'aide de matériaux naturels qu'ils collectionnaient durant ses tournées à pied dans la campagne, sa tournée faisait 33 km !!!.
Ce qui lui laissé le temps de rêver, à ce palais digne des contes de fée. Il se mit à le construire quelques 15 ans plus tard. Dans la construction de cet édifice, il fut l'architecte, le maître d'oeuvre et l'ouvrier !!! Le facteur cheval, pour construire son palais idéal, travaillait souvent la nuit, ayant comme moyen d'éclairage, une lampe à pétrole.
Les habitants de Hauterives, le considéraient comme un fou et un excentrique. Il travailla sans répit pour édifier cette très étrange construction dont l'architecture et la statuaire onirique entremêlent les styles les plus divers, baroque, roman, musulman, oriental. Il acheva la construction du Palais Idéal en 1912.
A noter que le facteur Cheval avait comme désir, de se faire enterrer dans le palais idéal, mais la réglementation et la loi française, ne le permettant pas, il lui vint à l'idée de construire, Le Tombeau du silence et du repos sans fin, dès 1914, il se mit à charrier des matériaux vers le cimetière de Hauterives, ou il construisit son monument, dont la construction prit fin en 1922.
Le facteur cheval mourut 2 ans plus tard, à l'âge de 88 ans. Le facteur Cheval, dans une lettre qu'il a adressé, à l'archiviste départemental André Lacroix en 1897, dit et raconte comment il a fait ce palais idéal, un palais des merveilles. Je le cite "Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural [...] mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin [...] Je fus très surpris de voir que j'avais fait sortir de terre une espèce de pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu'elle n'était pas seule. Je la pris [...] et je l'apportais soigneusement avec moi.
A partir de ce moment, je n'eus plus de repos matin et soir. Je partais en chercher; quelquefois je faisais 5 à 6 kilomètres et quand ma charge était faite je la portais sur mon dos. Je commençais à creuser un bassin dans lequel je me mis à sculpter [...] toute espèce d'animaux. Ensuite avec mes pierres je commençais une cascade. Je mis deux années pour la construire. Je commençais une grotte et une seconde cascade de manière que ma grotte se trouve entre les deux [...] Je mis encore 3 ans pour l'achever. Je me mis à creuser la terre et dans la terre j'ai formé une espèce de rocher et dans ce rocher des cercueils [...] Sur ce rocher souterrain j'ai élevé le monument dont la largeur a douze pieds et la longueur 15. Le monument est supporté par 8 murailles dont la forme des pierres est des plus pittoresques.
J'ai commencé ce travail gigantesque à l'âge de 43 ans [...] Longueur totale du monument. Elle est de 23 mètres, sa largeur à certains endroits est de 12 mètres, la hauteur varie aussi de 6, 9 à 11 mètres, la forme entière de ce travail qui n'est qu'un seul bloc de rocaille qui a environ 600 mètres cube de pierres dans son ensemble. Le tout a été construit par la main d'un seul homme. Bizarre ce facteur, qui était, au demeurant, un facteur sans grande éducation et instruction, un facteur qui n'avait jamais voyagé en dehors de son département, et qui construisit seul à main nue un extraordinaire temple à la nature.
Ce fut pour le facteur Cheval, fatigue, sueur et larmes de sang pour accomplir son rêve. Son oeuvre est de nos jours reconnue par le monde artistique et intellectuel. Belle performance, surtout vis-à-vis, des gens qui le prenaient pour l'idiot du village. Le palais idéal du facteur Cheval, certaines personnes pensent en le voyant, au Temple d'Angkor, à une grotte, à l'art de Gaudi, à de la sculpture moderne, à des décors de Méliès, au château de Neuschwanstein, à des fonds sous-marins etc... Si vous passez près d'Auterives, faites le détour, pour voir de vos yeux, cette curieuse et unique construction.
http://www.francerama.com/escapades/ferdinand_cheval/fr/i...
22:35 Publié dans l'Art de la création, l'art de la sculpture, l'art de toucher à tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.02.2007
Pastels, techniques mixtes et numériques
Malagoli
Comme il faut bien commencer par quelque chose, tout en estimant que de ne pas commencer du tout ne m’aurait pas importunée, je suis née, il y a un certain temps, à Marchienne-au-Pont, près de Charleroi, le « Pays Noir », en Belgique.
Très tôt, j’ai entendu les appels de l’art. Malgré cette vocation implacable, j’ai du étudier le latin (que je laisse volontiers au Vatican) et le grec (que j’abandonne de bonne grâce aux Hellènes). Et puis, un beau jour, faisant fi des traditions familiales, je suis entrée en vocation ( jouez, hautbois, …fortissimo). Pour manger, j’ai enseigné, même en Afrique. Là, je n’ai pas mangé beaucoup. Mais je m’y sentais bien. Un autre beau jour, ras le bol de l’enseignement, adieu élève, veau, vache, cochon.
Depuis, l’Art me nourrit !
Malagoli
http://malagoli.hautetfort.com/1-accueil/
Un éventail de ses possibilités !
14:40 Publié dans l'art de toucher à tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


































