11.11.2007
Denis Rodier...Sculpteur et dessinateur
Denis Rodier
Né à Dreux en 1946, il commence son parcours artistique à l'École des Beaux-arts de Rouen, où il est élève
dans l’atelier de sculpture de René Leleu* (Prix de Rome)
Il devient directeur artistique puis designer et vit ses jeunes années dans l’ébullition du quartier latin.
à Dreux, en 1997. Car c’est une évidence, « la sculpture est bien trop exigeante et elle ne peut être pratiquée en dilettante ».
Sculpteur figuratif, sa quête d’équilibre entre construction et expressivité, l’amène à reprendre pendant six ans
les cours de morphologie de Jean François Debord aux Beaux Arts de Paris.
Désormais, il enseigne à son tour le dessin et le croquis de nu.
Esthète et romantique son expérience lui permet d’aborder les trois thèmes principaux de la sculpture,
les portraits, la statuaire et les sujets animaliers. Ses supports d’expression sont aussi bien en terre qu’en taille directe,
avant de devenir pour la plupart des bronzes d’art. Ainsi, les originaux en bronze qu’il propose sont réalisés à la cire perdue
en fonderie d’art uniquement et dans le respect des procédés traditionnels.
Depuis 2000 il expose régulièrement au Salon des Artistes Français ainsi que dans diverses expositions collectives régionales et
nationales. Plus que jamais, il demeure très attaché à la culture artistique classique, et aux artistes qui ont peuplé sa jeunesse,
Rembrandt, Carpeaux, Houdon, Rodin, et qui ont toujours motivé chez lui une certaine idée de l’exigence esthétique.
*René Leleu (Prix de Rome 1939, auteur d’œuvres majeures et notamment d'un Haut-relief de Jeanne d'Arc à Rouen)
Photo Georges Tourdjman
http://www.denisrodier.com/index.html
Au mois d’Août 2006, j'ai entrepris le buste de Victor Hugo, à la suite d'une commande pour un monument public. Fasciné par l'homme et l'écrivain, ce projet m'a permis de concrétiser mon admiration profonde pour son cheminement intellectuel et son engagement jusqu'à la fin de sa vie.
Le choix de représenter le grand homme à l'âge de la maturité dans une attitude familière s'est imposé de lui-même. J’ai également choisi de faire émerger l’ensemble d’un cube afin de proposer une représentation symbolique.
Parce que cette figure géométrique décrit un équilibre parfait entre les lignes horizontales et verticales, elle évoque la solidification, le temps suspendu et la force de la stabilité.
Ma démarche consistait à prélever un instant, une posture, une émotion pour les solidifier dans l’espace, car le génie de Victor Hugo s’affranchit du temps.
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J'ai été fasciné par l'aisance et la dextérité de ce fabuleux sculpteur... Allez visiter son site, ce n'est que du bonheur ! Bravo à l'artiste, la passion est palpable et présente à chaque étape. Un régal !
http://www.denisrodier.com/index.html
17:50 Publié dans l'art de la sculpture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.10.2007
Facteur Cheval
Le Palais idéal du facteur Cheval, c'est à Hauterives, dans le département de la Drôme
Joseph Ferdinand Cheval, était connu sous le nom du facteur Cheval, il était né à Charmes-sur-l'Herbrasse, dans le département de la Drôme et il est décédé le 19 août 1924 à Hauterives. Ferdinand Cheval était facteur de son état, il passa de nombreuses années de sa vie, 33 ans, à édifier ce qu'il appelait un "Palais idéal". Le facteur Cheval entrepris aussi de construire son tombeau, ce qui lui pris 8 ans. Le Palais du facteur Cheval et son tombeau, ont été classé monument historique en 1969, par André Malraux. Le Palais du facteur cheval, est un chef d'oeuvre d'architecture naïve, qui a été construit à la fin du XIX° siècle, le facteur cheval, l'a construit à l'aide de matériaux naturels qu'ils collectionnaient durant ses tournées à pied dans la campagne, sa tournée faisait 33 km !!!.
Ce qui lui laissé le temps de rêver, à ce palais digne des contes de fée. Il se mit à le construire quelques 15 ans plus tard. Dans la construction de cet édifice, il fut l'architecte, le maître d'oeuvre et l'ouvrier !!! Le facteur cheval, pour construire son palais idéal, travaillait souvent la nuit, ayant comme moyen d'éclairage, une lampe à pétrole.
Les habitants de Hauterives, le considéraient comme un fou et un excentrique. Il travailla sans répit pour édifier cette très étrange construction dont l'architecture et la statuaire onirique entremêlent les styles les plus divers, baroque, roman, musulman, oriental. Il acheva la construction du Palais Idéal en 1912.
A noter que le facteur Cheval avait comme désir, de se faire enterrer dans le palais idéal, mais la réglementation et la loi française, ne le permettant pas, il lui vint à l'idée de construire, Le Tombeau du silence et du repos sans fin, dès 1914, il se mit à charrier des matériaux vers le cimetière de Hauterives, ou il construisit son monument, dont la construction prit fin en 1922.
Le facteur cheval mourut 2 ans plus tard, à l'âge de 88 ans. Le facteur Cheval, dans une lettre qu'il a adressé, à l'archiviste départemental André Lacroix en 1897, dit et raconte comment il a fait ce palais idéal, un palais des merveilles. Je le cite "Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural [...] mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin [...] Je fus très surpris de voir que j'avais fait sortir de terre une espèce de pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu'elle n'était pas seule. Je la pris [...] et je l'apportais soigneusement avec moi.
A partir de ce moment, je n'eus plus de repos matin et soir. Je partais en chercher; quelquefois je faisais 5 à 6 kilomètres et quand ma charge était faite je la portais sur mon dos. Je commençais à creuser un bassin dans lequel je me mis à sculpter [...] toute espèce d'animaux. Ensuite avec mes pierres je commençais une cascade. Je mis deux années pour la construire. Je commençais une grotte et une seconde cascade de manière que ma grotte se trouve entre les deux [...] Je mis encore 3 ans pour l'achever. Je me mis à creuser la terre et dans la terre j'ai formé une espèce de rocher et dans ce rocher des cercueils [...] Sur ce rocher souterrain j'ai élevé le monument dont la largeur a douze pieds et la longueur 15. Le monument est supporté par 8 murailles dont la forme des pierres est des plus pittoresques.
J'ai commencé ce travail gigantesque à l'âge de 43 ans [...] Longueur totale du monument. Elle est de 23 mètres, sa largeur à certains endroits est de 12 mètres, la hauteur varie aussi de 6, 9 à 11 mètres, la forme entière de ce travail qui n'est qu'un seul bloc de rocaille qui a environ 600 mètres cube de pierres dans son ensemble. Le tout a été construit par la main d'un seul homme. Bizarre ce facteur, qui était, au demeurant, un facteur sans grande éducation et instruction, un facteur qui n'avait jamais voyagé en dehors de son département, et qui construisit seul à main nue un extraordinaire temple à la nature.
Ce fut pour le facteur Cheval, fatigue, sueur et larmes de sang pour accomplir son rêve. Son oeuvre est de nos jours reconnue par le monde artistique et intellectuel. Belle performance, surtout vis-à-vis, des gens qui le prenaient pour l'idiot du village. Le palais idéal du facteur Cheval, certaines personnes pensent en le voyant, au Temple d'Angkor, à une grotte, à l'art de Gaudi, à de la sculpture moderne, à des décors de Méliès, au château de Neuschwanstein, à des fonds sous-marins etc... Si vous passez près d'Auterives, faites le détour, pour voir de vos yeux, cette curieuse et unique construction.
http://www.francerama.com/escapades/ferdinand_cheval/fr/i...
22:35 Publié dans l'Art de la création, l'art de la sculpture, l'art de toucher à tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.10.2007
Margot Pitra
L'ATELIER


Je travaille sans modèle , donc libre de suivre mon imagination , plus intuitive que méthodique .Je crée soit en état d’urgence psychologique , l’oeuvre s’impose à moi comme un flash , soit pour traduire une émotion, soit par jeu de séduction (avec humour) .
L’œuvre est toujours très définie par la pensée avant de la commencer (attitude , expression , âge , type de corps , de visage ) j’ai l’impression de créer un personnage
Je tends plus vers le suggestif que le réalisme .Des détails précis (recherche par planches et livres d’anatomie , photos ) , sont faits pour suggérer une réalité à des personnages fictifs .
Si je devais par la suite faire appel à un modèle , cela serait une fois l’œuvre élaborée , attentive à saisir ce qui est suggestif , libre de préférer mes erreurs .
Le corps est l’enveloppe charnelle de l’âme :donc je modèle avec délicatesse les corps dans des attitudes évocatrices .
Le regard est son reflet : j’essaie de libérer dans un regard l’âme emprisonnée dans la terre .Je recherche toujours l’esthétisme des corps , car la beauté est comme une parure
Si l’interprétation de certaines œuvres est ambiguë ,c’est par pudeur , ou par jeu .
Et j’espère que quelques fois , celle ou celui qui s’attache à regarder mon œuvre , se raconte son histoire , ou retrouve une émotion , et crée par SON regard une œuvre d’art .
http://www.margot-pitra.com/index.htm
LES OEUVRES TERMINEES

23:25 Publié dans l'art de la sculpture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




































