27.09.2007

et dire qu'elles existaient !

 L'implantation de la machine à écrire

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Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu'à la généralisation de l'électronique, soit une bonne centaine d'années,la machine à écrire proposait une telle gamme de systèmes, qu'il paraissait intéressant de créer une collection. L'intention était de ne pas jeter des modèles particulièrement intéressants, afin de sauvegarder le plus possible un certain patrimoine.

 Les premières machines

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Les premières machines évoluèrent dans deux directions. Les portables, qui étaient souvent la création de particuliers qui recherchaient des techniques quelquefois très sophistiquées. Les machines standard, plus volumineuses, lourdes et restant sur un bureau, furent mises au point puis construites dans des usines et commercialisées.

 260 modèles différents

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De la portable à une touche jusqu'à la machine japonaise à 2450 caractères. La collection du musée permet également de suivre l'évolution de machines très connues, depuis les premiers modèles jusqu'à la fin de fabrication de ces marques.

MUSEE DE LA MACHINE A ECRIRE

Av. de France 73 - 1005 Lausanne
jperrier@perrier-sa.ch
http://www.perrier-sa.ch
Fax 021 625 51 55

horaires d'ouverture
sur rendez-vous au 079 229 13 03 ou 021 625 51 51

tarifs: Entrée libre

25.12.2006

Que c'est beau !!!

On revient un peu en arrière, au moment où la découverte de la machine à écrire à permis une certaine évolution... Mais dans le dessin, la compatibilité avec les lettres et symboles n'était pas gagnée d'avance... Jusque là, nous avions quelques essais bredouillants et pas très convainquants. Ici, vous entrez dans le domaine du "presque parfait" ! Ne rechignez pas à visionner cette petite vidéo, c'est du grand Art !

http://www.koreus.com/media/ascii-art-machine-ecrire.html

L'Art avec une machine à écrire

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medium_3_20dactyle.jpgPetit historique :

Objet banal et fort répandu, la machine à écrire ne semble pas avoir beaucoup intéressé les chercheurs en histoire des techniques. Elle se situe pourtant au carrefour de déterminantes économiques et sociales: elle modifie le monde du travail et de l'entreprise à la fin du XIXe siècle, accompagne le déroulement de la révolution industrielle et intègre dans le monde du travail des milliers de femmes en leur donnant un statut social et une qualification.

Dès la première moitié du XIXe siècle, des prototypes sont créés à partir de la presse à imprimer: en France, en 1833, l'imprimeur Xavier Progin invente la machine à écrire dotée de barres porte-caractères, sur le principe de l'imprimerie et en Italie, en 1837, Giuseppe Ravizza introduit le clavier qui assure à l'utilisateur deux fonctions: fournir l'information (le choix des caractères) et fournir l'énergie (pression des doigts sur les touches).

À partir de 1880, quand la machine à écrire se généralise, toutes les machines comportent des éléments de base: clavier ou dispositif de sélection des lettres, dispositif encreur, chariot mobile ou support pour le papier, jeu de caractères en relief avec son système de frappe. Mais il existe un nombre incroyable de systèmes et d'agencements mécaniques différents pour assurer la liaison entre ces organes fondamentaux. La machine à écrire ne s'est pas stabilisée techniquement dès son origine. Elle apparaît ainsi comme un objet technique particulier.

L'une des explications de cette situation est liée à l'histoire économique et sociale, notamment à l'expansion économique des États-Unis. La Remington II, vendue à 704 exemplaires, en 1880, en Californie, le sera à plus de 65 000 exemplaires en 1890.

Parallèlement à l'accroissement spectaculaire du marché, les brevets déposés par les Américains pour la moindre invention, fort bien protégés, amènent les inventeurs à des innovations dont la nécessité technique n'est pas évidente. Par exemple, les différents systèmes de frappe qui existent entraînent des architectures et des agencements mécaniques totalement différents pour les machines pour obtenir finalement des résultats comparables. De même pour les systèmes assurant l'espacement proportionnel des caractères, la tabulation, la justification. Parfois même ces systèmes, bien qu'ingénieux, sont de véritables échecs techniques.

C'est une époque de concurrence acharnée, intéressante parce qu'elle montre l'émergence de techniques non encore régulées par l'économie. La régulation se fera vers 1910, lorsque s'imposeront les solutions techniques viables et donc commercialisables comme la machine à clavier.

La machine à écrire peut être vue comme un "convertisseur" assurant le passage d'un système technique à un autre. Née dans la mouvance de la révolution industrielle, elle prépare l'avènement de l'informatique.

La machine à écrire est aussi l'innovation de la révolution industrielle qui a produit les effets les plus profonds dans le secteur tertiaire, dans l'organisation du travail de bureau dans les entreprises et les administrations. Elle modifie le travail jusque dans le type d'activité, le type de documents produits, la rapidité d'élaboration des documents, et induit des recherches sur l'organisation du travail, l'orientation professionnelle, la psychotechnique, l'ergonomie naissantes. Elle amène aussi une féminisation très importante du monde administratif et bureaucratique jusque là tenu par des hommes.

Vis-à-vis du problème de l'innovation et de l'invention en histoire des techniques, la machine à écrire se positionne de manière intéressante. La simplicité même de ses principes mécaniques, l'utilisation directe de la force des doigts et la transmission des mouvements par des mécanismes simples, la légèreté et la petitesse excluant des problèmes de contraintes mécaniques lourdes font de la machine à écrire une machine de proximité humaine qui, naturellement, offre un champ d'expériences et de création d'un accès facile pour des centaines d'innovateurs ayant des connaissances de base en ajustage, serrurerie, mécanique courante.

Ce sont des hommes de condition modeste réunissant difficilement quelques moyens financiers et pariant sur l'avenir d'un prototype "bricolé" par l'un d'eux, le tout sur fond d'idéaux sociaux inassouvis pour les uns et de bénéfices rapides escomptés pour les autres. La Remington est ainsi née, après quelques péripéties, de la rencontre de Sholes, un ouvrier imprimeur itinérant, de Glidden, un homme de loi et de Remington, un armurier.

En France, dans un premier temps, la machine à écrire est surtout importée des États-Unis. La production industrielle démarre en 1911 avec Japy qui sort le premier modèle français de grande diffusion suivi, la même année, par le fameux modèle Typo de la Manufacture des armes et cycles de Saint-Étienne. Si la Typo est proposée avec un clavier universel ou français au choix, la nette préférence du clavier universel américain par le public montre bien que les normes américaines ont déjà dominé le monde entier. La France, comme les autres pays européens, ne connaîtra donc que l'époque déjà industrielle de la machine à écrire.