douxpastel

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Je suis décidé !!!

 

Voici l'histoire de doux pastel

Comme cela fait plusieurs personnes qui me demandent gentiment pleins de renseignements sur moi et ma passion, je me suis permis de vous faire un C.V. en bonne et due forme !
J’ai commencé le dessin à l’âge de 12 ans. Je griffonnais tout ce qui me tombait sous la main. A l’école, j’étais le meilleur, avec une moyenne qui oscillait entre 18 et 20 sur 20 pour le dessin. Pour le reste, c’était moins folichon !
A partir de 13 ans, je me suis amusé à faire les concours que l’on trouvait dans les revues humoristiques de ce temps là. C’était « comics » « galéjades » « le hérisson » « le rire en coin » enfin toutes ces petites revues qui ne faisaient que dans les dessins humoristiques… Et au fur et à mesure, j’ai gagné tout les concours. Le lot ? Publication d’office de mes dessins d’humour et mes caricatures.. A 15 ans, j’avais 11 revues françaises…A 16, j’ai obtenu l’exclusivité dans la presse Autrichienne…A 17, La société « publicis » a voulu m’embaucher dans leurs ateliers de pub sur les champs-élysées.
Après avoir rencontré le grand directeur, j’ai dit non à leurs propositions. Rien que de voir 30 gars penchés sur leur planche à dessin dans la même pièce, ( bien qu’elle soit grande ! ) ne m’a pas emballé. Moi je côtoyais déjà Bellus, Faizant, Gondot… Qui eux travaillaient seuls. Aussi j’étais dans la même perspective et voulait rester autodidacte ! Sûrement que là, j’ai loupé la carrière de ma vie… Mais bon, on ne vit pas avec des rétroviseurs ! A 18 ans, La municipalité d’Issy les Moulineaux ( banlieue parisienne ) m’a offert un poste de plus en créant de la pub et agrémentant leurs rubriques d’un dessin humoristique ou d’une caricature…Tout çà, bien sur, cumulé avec ce que j’ai cité au dessus. J’ai eu droit à des premières pages de magazines et puis, coup de tel un jour : Claude François à l’appareil. Il avait vu mes dessins, était emballé, et dans le coup, j’ai travaillé ( en plus ) pour lui, dans une revue érotique qui s’appelait « absolu » ! C’était une revue mensuelle ou il mettait les photos de nus qu’il faisait lui même . Peu de personnes savent cela… Mais c’était sympa, moi aussi mes dessins étaient érotiques et çà collait bien avec ses goûts. De plus, c’est lui qui me payait le plus cher chaque dessin ! Que de bons souvenirs…Jusqu’au jour où, invité d’honneur de la presse pour parler de ma passion, j’ai eu peur à ce colloque. Je me suis retrouvé devant deux mille personnes au « pavillon Baltard » à Nogent sur marne, sur scène, seul, couvert d’applaudissements à chacune de mes paroles…
Dès le lendemain, j’ai cogité dur ! Soit je prenais la grosse tête devant ce succès que je n’attendais pas à ce point. Soit j’arrêtais tout pour me reconvertir dans autre chose de plus proche de mes goûts; de moi quoi ! Et puis, je devinais facilement que le dessin d’humour disparaîtrait au fur et à mesure avec le retour aux valeurs morales qui censuraient d’office toute sorte d’érotisme. Alors j’ai sorti quelques poulbots dans les revues, puis suis passé à la bande dessinée. J’en ai fait deux, saucissonnées tous les mois afin de faire acheter les lecteurs pour savoir la suite. La bande dessinée passait à raison de 8 planches chaque mois, et comme elles faisaient 48 pages, c’était six mois d’assurés pour eux. Mais le gros problème de la BD, c’est qu’il faut un an et demi pour la faire…Si si ! Entre le scénario, l’esquisse, le passage à l’encre, puis la couleur… Trop long pour moi ! Un dessin, je faisais çà en une heure auparavant… La BD, çà m’usait.
J’ai donc abandonné çà aussi…
Et c’est à partir de là que j’ai fait une recherche sur la matière qui me plaisait. J’ai tout essayé, mais à mon grand désespoir, que ce soit l’aquarelle, l’huile, l’acrylique etc…Je n’ai jamais accroché ! Le fait de me séparer de la toile par une brosse, une spatule ou un pinceau ne me convenait pas. Je devais toucher la matière de mes doigts pour être heureux… Et sur mon chemin j’ai croisé le pastel ! Délivrance !!! J’étais enfin dans mon élément !


J’ai commencé le pastel il y a maintenant une vingtaine d’années… Mais comme je suis autodidacte, je n’ai jamais pris de cours. Juste quelques bouquins pour le B-A BA, et c’est tout. C’est pour cela que je suis d’un niveau moyen, alors que si j’avais voulu, je serai certainement plus professionnel dans mes recherches et mes sujets. Mais je suis heureux comme çà et cette passion , je la bichonne pour ma retraite…J’aurais plus de temps pour améliorer mes œuvres.
Afin de me faire connaître un peu dans le pastel, j’ai joué la débrouille ! J’épluchais « l’officiel des spectacles » pour voir quel acteur ou chanteur allait passer, soit au théâtre soit sur scène pour un concert. Après, j’écrivais à leur boite de prod. Pour une photo dédicacée. De là, J’en tirais un portrait à mon goût, bien encadré et tout, et tout… Puis j’attendais sagement que l’artiste passe sur scène et je me pointais dans sa loge. Le premier portrait, je l’ai toujours offert. Mais comme les autres artistes venaient féliciter l’acteur aussi, ils voyaient le portrait…Et çà faisait boulle de neige ! C’est comme çà que j’ai fait celui d’André Dussolier, qui lui m’en a acheté 3 autres tableaux et m’a présenté à Patrick Chesnais, a qui j’ai fait le portrait qui….ainsi de suite.
J’ai donc eu la chance ainsi de rencontrer et de faire leurs portraits à Richard Cocciante, Mylène Farmer, André Dussolier, Patrick Chesnais, Gilbert Montagné ( pour sa femme ) Johnny Hallyday, Henri Guybet, Gérard Berliner, Jean Luc Lahaye, Christian Morin, et d’autres encore. Et malheureusement, ce n’était pas encore l’ère du tout numérique, alors je prenais rarement des photos de ce que je faisais ! Et combien je regrette aujourd’hui !
Mais bon, çà a été un bon départ pour me remettre en selle ! Ma première expo individuelle, à la suite de çà, aura été mémorable ! J’avais choisi une grande crêperie et j’ai balancé comme l’équivalent de mille invitations au vernissage… Résultat : 30 tableaux vendus le soir même sur 50 exposés. Depuis, je n’ai jamais réussi à refaire un tel exploit !
Et puis le temps des vaches maigres est arrivé avec mon divorce, et toutes les turpitudes qui viennent s’y greffer. J’ai donc subi le contre coup en ne faisant plus rien dans le domaine artistique.
Il s’est passé quelques années, j’ai une nouvelle compagne et maintenant tout baigne ! C’est pour çà que j’ai repris le collier et que je fais parti des vôtres aujourd’hui. Je suis de nouveau dans une association, et j’ai la pêche…!
Vous savez tout de moi dorénavant ! Donc, si quelqu’un demande combien de temps, ou depuis quand, je le renverrai d’office à ce concerto en louanges majeurs !!!